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Le matériel électronique embarqué pour la navigation se résume aux instruments de navigation “traditionnels” : une centrale vent, un sondeur et un pilote automatique. Pour ces instruments, nous avons équipé le bateau en NMEA 2000. L’avantage de la “norme” est d’offrir une base standard et d’ensuite sélectionner les fabricants de capteurs ou de calculateurs/afficheurs suivant leur spécialité.

La centrale est complétée d’un détecteur de radar de type Mer-Veille : ce petit boîtier perçoit, via son antenne, les signaux de fréquence radar et le quadrant dans lequel il est détecté. Cela nous offre donc un aperçu des navires à portée de radar ainsi que leur position globale par rapport au bateau. C’est une solution intéressante car économe en énergie. Elle ne remplace pas un radar, mais combinée à un récepteur AIS, ils couvrent une grosse partie de l’utilisation que l’on peut avoir d’un radar. Le mer-veille n’est pas allumé en permanence, il est utilisé dans des cas de faible visibilité ou dans les zones “chaudes”.

On a complété ces instruments de base par l’iAIS (Digital Yacht) qui nous permet de mettre en communication la centrale de navigation et les autres traceurs. Il s’agit d’un module qui transmet le signal NMEA 2000 (via une interface NMEA 2000/183) en Wi-Fi et l’inverse, il offre en plus de cela, la réception VHF AIS via une antenne en tête de mât.  Les navires équipés apparaissent sur nos traceurs, identifiés, vecteur cap et vitesse. La consommation est vraiment très faible, il est allumé en permanence en navigation.

L’équipement fixe se complète encore d’un barographe marine BG1512 (Bohlken Westerland) qui nous permets un suivi fiable et précis de la pression atmosphérique sur 48h à l’écran et plus via l’interface nmea 183. C’est un outil important de prévision dans les zones de temps instables. Peu de matériel offrent sa précision pour une consommation totalement négligeable en veille (0,1A ou moins).

Deux VHF portables et étanches ont été retenue pour les communications directes, leur utilisation à moyenne distance reste opérationnelle, en regard d’un modèle fixe avec une antenne correctement placée (finalement peu de cas réels) la différence de portée n’est pas rédhibitoire. L’avantage est l’utilisation plus souple (gestion de la batterie avec 2 modèles) : sécurité, pont, barre, annexe. Pour les moyennes portées, debout sur le rouf de la nacelle, la réception/émission est correcte et au final, tous les usages que l’on pourrait en avoir sont couverts.

Un GPS portable traine dans la table à carte et prend la poussière… une antenne GPS USB autonome permet au Macbook Pro d’obtenir sa position en mode autonome. Les GPS intégrés aux appareils iOS complètent l’inventaire, on ne va pas se perdre!

Un iPad (3G 64gb) m’accompagne dans mes navigations depuis l’été 2010, il est l’outil le plus fabuleux que l’on puisse avoir à bord (voir logiciels). Un second l’a rejoint dernièrement, malgré la sortie de la 3 ème génération, on a opté pour un iPad 2 (3G 64g), la consommation électrique du dernier modèle étant rédhibitoire pour l’utilisation à laquelle il est destiné. Je précise ici, pour les fans inconditionnels de la marque, que je ne parle pas ici d’autonomie (inchangée entre le 2 et 3) mais de consommation! Pas d’accessoires spécifiques si ce n’est une housse étanche qui accueille l’iPad dans ses sorties à “risques” (annexe, grains, mauvaises conditions). On les utilises comme traceurs (autonomes), en avoir deux augmente considérablement la souplesse d’usage et la sécurité (système dupliqué et redondant), leur backup est assuré par le Mac. Au delà de l’aspect incontestablement efficace et abouti, le système se révèle en plus être le plus abordable pour la navigation. Pour le prix d’un traceur de la même taille, vous avez une solution bien plus souple et certainement bien plus fiable. Ajouter un second iPad (moins cher qu’un simple répétiteur de centrale de navigation), vous avez alors une fiabilité inégalable, un confort absolu, une consommation totalement négligeable. Son architecture permet également un usage plus performant, par exemple, il embarque dans l’annexe pour un repérage ou une approche délicate, de retour à bord, la trace vous indique le chemin en eaux “claires”. Mais surtout, il n’est pas seulement un traceur! Les iPad sont accompagnés de mon Macbook Pro, il peut également être utilisé en navigation, mais c’est pour la vidéo HD qu’il excelle…

Enfin, pour communiquer, nous avons retenu deux systèmes. L’un pour la haute mer et les zones peu fréquentées : l’Iridium et son modem AxcessPoint. L’autre pour les mouillages moins isolés : une antenne Wi-Fi et un bullet qui nous permet la réception, l’amplification et la rediffusion à bord des réseaux éloignés. Ces deux systèmes étant parfaitement compatibles avec nos choix. L’iridium est, en outre, étanche et équipé d’un GPS et d’un système de détresse (Iridium Extreme).

Pas de radar : bien que convaincu de son utilité pour repérer les grains pendant la nuit, de son efficacité dans des zones fréquentées par des petites embarcations, il n’est pas au programme actuellement. Son coût, sa consommation électrique en rapport avec ce qu’il va apporter comme “confort” supplémentaire ne semble pas se justifier pour le moment.

Pas de BLU (sauf un petit récepteur de poche) : bien que très efficace, il me semble que ses heures soient comptées… En comparaison à un iridium, ce dernier est moins cher, portable, ne nécessite aucune installation soignée et est très économe en énergie.

Une balise 406Mhtz pour la sécurité, elle est complétée par l’iridium et les VHF portables.

Finalement ma table à carte est assez dépouillée, juste l’essentiel, Zorba n’est pas un airbus.

 

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