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Je n’avais pas, au départ, l’intention de m’étendre sur le sujet. D’une part parce que potentiellement très très ennuyeux, d’autre part parce que, même si j’ai un avis, je ne pensais pas qu’il puisse intéresser le moindre lecteur. Je me suis trompé, il semblerait que mes choix et mon opinion ne soit pas “communs” et les demandes répétées d’amis, proches, navigateurs me poussent à en faire ici un résumé. Comme le sujet ne m’intéresse que très moyennement, trop proche sans doute de mon métier, cette synthèse me permettra de me consacrer à d’autres sujets plus passionnant tout en offrant à ceux qui le désirent, un point de vue sur la question.

Toute mécanique, particulièrement nautique, même la plus simple, connaît un état normal, naturel, stable, appelé “la panne” . On peut dans certains cas, et pour une durée toujours limitée, la maintenir dans un état anormal et parfaitement instable, appelé “état de marche”.
Pierre-Antoine Muraccioli, dit “Antoine”

Voilà résumé en deux jolies phrases une vérité qu’il est bon d’avoir en tête dans ses choix d’équipements. Cette évidence a guidé (pour le choix du bateau) et guidera mes choix dans les équipements qu’il convient d’embarquer à bord. J’ai appliqué sur l’eau, autant que dans mon métier, les préceptes d’un homme pour qui j’ai tant d’admiration, Ludwig Mies van de Rohe, si bien résumé dans ce précepte : “Less is More”. Une forme d’éloge aux choses extrèmement simples, non parce qu’elles en deviennent “simplistes” mais parce que cette épure totale exige un travail considérable entre la définition claire d’une nécessité et choix précis sur les moyens d’y répondre.

Il est évident que l’architecture (la conception architecturale), s’est révélée un acquit précieux dans la définition d’un bateau, d’un programme, des nécessités et dans l’analyse des choix techniques et d’équipement qui en découlent. Je crois aussi qu’il est indispensable d’avoir en cette matière, une approche d’une rationalité sans faille seule garante de votre investissement. L’avis des autres plaisanciers n’étant, plus que dans d’autres domaine encore, bien souvent que le reflet de choix foireux inavoués ou non assumés. Nos voiliers, surtout de grande croisières, se remplissent donc d’équipement aussi indispensables que coûteux. Cela n’est pas un phénomène propre à l’industrie nautique, c’est le reflet de notre mode de pensée – mode de consommation -, où l’on fait trop souvent l’économie d’une réflexion sur le besoin avant d’y apporter une réponse, aussi pertinente soit-elle.

Enfin, en mer, la question technique est indissociable de la question essentielle de sécurité. Vous êtes donc rapidement confronté à ces questions : si c’est indispensable, cela doit être infaillible, si cela ne peut l’être, comment puis-je m’en passer…? Mon expérience nautique me rappelle toujours à ces “basiques” et cette même expérience me pousse à conclure que moins d’équipement, moins de techniques, c’est statistiquement plus de fiabilité, moins d’emmerdes, plus de sécurité. Entendons nous bien, moins ne veut pas dire rien, simple n’exclu pas très avancé…

Un premier chapitre s’applique à survoler les questions de conception générale et de vie à bord. Bien qu’ayant encore peu de recul, c’est mon regard d’architecte qui s’y exprime. Avec le temps sans doute, j’y apporterai les corrections nécessaire, tout en veillant à y laisser la trace de l’évolution de mes réflexions.

Un second chapitre traite des basiques : énergie et eau à bord. Ces questions sont les sujets les plus “chauds” pour qui veut vivre confortablement et longtemps en autonomie. Je suis certain qu’il a autant d’avis (d’experts ou non) que de plaisanciers, le nôtre ne viendra que compléter cet inventaire.

Un troisième chapitre est consacré aux outils pour la navigation, et principalement à ce qui est devenu, à mes yeux, le compagnon idéal à embarquer : l’iPad.

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