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Brazil

Le temps est suspendu. Zorba avance lentement vers son mouillage quand le sable apparait derrière la haute mangrove.

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Nous empannons au petit jour pour un dernier long bord vers Jericoacoara. On savait la zone exposée au vent, 20 à 25 noeuds nous propulsent vers notre destination. Malgré quelques nuages, le soleil réchauffe rapidement l’atmosphère mais la concentration est de mise. Cela serait plus confortable de réduire un peu mais nous avons très envie de découvrir notre escale, et puis, je m’amuse beaucoup avec les quelques vagues et les longues accélérations de Zorba sur cette eau turquoise.

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Finalement, cet arrêt s’est révélé bien plus agréable que l’on ne l’aurait imaginé: grâce au ciel bleu qui est enfin de retour et surtout grâce à la présence du voilier Belouna avec à son bord, Antoine, Sophie et leur fils Tiswann âgé d’une vingtaine de mois.

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Aux navigants qui comptent faire escale a Fortaleza :
Une épave balisée par une petite marque pourvue d’un feu blanc clignotant placée en son NO entrave une zone franche cartographiée en zone réservée aux mouillages des grosses unités.
La balise ne répond pas aux normes internationales en matières de danger (danger isolé ou marque cardinale) et est difficilement identifiable depuis le large en raison de l’éclairage public de la ville en arrière plan. La cartographie n’est pas a jour, pas plus que les aides à la navigation diffusées par Imray (Michel Balette) ou par Caramel/RIDS (Patrick Naegels).

Attention de ne pas confondre cette nouvelle épave, située en route d’approche et en eaux claires, avec celle mentionnée par les guides a proximité de l’énorme épave posée sur un banc de sable devant la marina. Seul un de ses deux morceaux étant mentionné sur les cartes (Marinha do Brasil et Navonics). Les recommandations d’approche de Patrick Naegels sont très judicieuses pour ces dangers.

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Encore une ville étape sur notre route vers le nord. Un peu fatigué de nos expériences urbaines précédentes, nous n’avons rien programmé comme tourisme.

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Nous avons quitté Jacaré après trois semaines de séjour un peu forcé par une attaque virale sur l’ensemble de l’équipage. Tous cloués au lit avec les symptômes d’une vilaine grippe… et zou, une semaine a jeter.

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Passage éclair… le temps d’un instant on a rêvé de Recife. J’avais encore le souvenir de cette Barcelona Race que je suivais assidument, avec en mémoire cet arrêt obligé de Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron à Recife. La lecture des guides nautique nous laissait aussi entrevoir une étape pleine de charme, il n’en est rien.
C’est peut-être réducteur pour cette ville et sa voisine (Olinda) qui méritent certainement plus que notre dégoût, mais c’est bien de ce sentiment dont il est question. En l’espace de seulement quelques heures, elle nous a poussé vers la sortie. Préférant achever notre route vers Jacaré que de prolonger ici cette étape qu’on avait imaginé un peu plus longue.
Aucune des deux “marinas” ne méritant plus que l’autre une recommandation tant elles sont chacune le lieu de prédilection pour les ordures charriées par les pluies abondantes ainsi que pour les odeurs pestilentielles qui les accompagnes.
Nous nous y sommes arrêtés pour quelques heures précieuses de sommeil, avec l’espoir d’être séduit. Nous n’y avons trouvé que ce sommeil… dommage.

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En quittant Buzios nous avions la ferme intention de rejoindre la baie d’Ilha Grande à l’ouest de Rio en une étape. Rapidement le Cabo Frio s’aligne dans notre sillage. Ce cap est été baptisé de ce nom en raison d’un courant polaire qui vient s’éteindre à proximité de ce gros rocher, au sud de l’île éponyme. La température de l’eau chute lourdement et ne franchit plus que péniblement les 22°C. L’atmosphère subit également ce refroidissement et l’air en cette saison est très instable.
Une fois le cap franchi, nous mettons plus d’Ouest dans notre route. Le vent mollit et le spi de Laurence (le bateau de mon papa) est de sortie. Lentement le jour s’efface et déjà les premiers orages font leur apparition sur les montagnes des environs de Rio. Je pensais avoir tracé une route suffisamment au large quand le premier orage nous tombe dessus. On est pile-poil sur sa trajectoire, mes changements de route pour l’éviter resteront sans effet, il nous a pris pour cible.
Le ciré est de sortie, je range un peu et prépare un premier ris (réduction de la surface de la grand voile). L’énorme nuage et son jeu de lumières s’approche à grande vitesse, le vent monte et je me décide, par prudence, à prendre un second ris. Bonne idée, le vente monte rapidement et tourne, nous ne sommes plus vent arrière mais au près désormais. Quelques secondes plus tard, c’est la pluie, beaucoup de pluie. Des trombes d’eau, du vent et une visibilité qui ne nous permet plus de distinguer à 50 mètres. Peu avant la pluie, j’avais pris soin de repérer le trafic des gros navires autour de nous, mais sous cette visibilité, les suivre sur la carte grâce à l’AIS est vraiment rassurant. Le vent est très soutenu quand la pluie se calme, derrière moi un paquebot, toutes lumières allumées suit une route proche de la nôtre. La foudre tombe toutes les 2/3 secondes aux alentours et je commence à douter qu’on puisse y échapper. La présence du paquebot “arbre de Noël” me rassure un peu, sachant qu’il a beaucoup plus de chance de se la prendre… et paf, extinction des feux pendant quelques secondes, ça y est, il s’en est pris une… à notre tour?
Retour de la pluie, toujours aussi forte, rotation du vent et apaisement, le nuage est passé. J’évacue ce sale moment de stress. Peu après minuit, l’horizon se couvre à nouveau, on distingue clairement le hâlo de Rio qui marque le ciel couvert d’une teinte orangée. Même programme : du vent de la pluie et toujours cette intense activité électrique qui pèse au dessus de nos têtes et surtout dans la mienne. Encore quelques heures de ma nuit consacrées à réduire la voile, modifier le cap sous des trombes d’eau et baisser la tête à chaque impact de la foudre.Quelques heures avant l’aube, un peu au large de la Baie de Rio, un troisième orage se présente. La fatigue nerveuse des dernières heures aura raison de notre objectif et je prends la décision de nous dérouter vers Rio…

Nous choisissons de mouiller au Club Naval Charitas, de l’autre côté de la baie, près de Niteroi. Ce club est un véritable paradis pour les enfants, énorme piscine et magnifique plaine de jeux. Le programme de la journée est tout choisi: piscine le matin, sieste et plaine de jeux l’apres-midi… Idéal pour nous remettre en forme et combler les enfants.
Le lendemain matin, c’est le ferry dont l’embarcadère est juste à côté du club qui nous emmène en 1/4h au centre ville. Nous nous promenons dans le Centro où nous pouvons admirer quelques bâtiments anciens perdus au milieu des immeubles de ce quartier de commerces et d’affaires: Paco Imperial, Igreja de Nossa Senhora de Candelaria, Theatro Municipal, Plaça Floriano, Travessa do Comercio. Nous cherchons ensuite le fameux tram Bonde, dernier tramway historique qui relie le quartier du Centro à Santa Teresa. Mais nous apprenons qu’il a fermé en 2011 suite à un accident ayant fait 5 morts!

L’alternative pour gagner Santa Teresa est l’escalier Selaron, oeuvre contemporaine en évolution constante. L’artiste chilien a décidé de couvrir les 215 marches de mosaïques colorées. Il y intègre des mosaïques amenées de tous pays par les visiteurs. Sur les hauteurs de la colline, nous arrivons dans le quartier bohème de Santa Teresa, étonnant de contraste avec le quartier que nous venons de quitter: au 19ème siècle, Santa Teresa était un quartier résidentiel huppé: les riches sont venus s’y installer et empruntaient le fameux Bonde pour aller travailler dans le Centro.

Dans le Parque das Ruinas se trouvent les ruines de la maison d’une riche carioca qui y organisait de grandes réceptions avec des artistes et des intellectuels. Ces ruines ont été joliment transformées par un projet en métal et verre et nous grimpons jusqu’au dernier étage d’où nous avons une superbe vue sur Rio.
De la, nous observons un énorme dôme en béton, la Catedral Metropolitano, achevée en 1976. Pas vraiment beau mais sa singularité attise notre curiosité et nous décidons d’aller la visiter. Bonne idée car nous serons très agréablement surpris: à l’intérieur, 4 énormes vitraux de 60m nous impressionnent tous les 4. Maxime est très intéressé par le chemin de croix… Dady et Nany, on compte sur vous pour parfaire son éducation religieuse dans quelques semaines 😉

Nous sommes à nouveau étonnés de tout ce que nous avons pu faire et visiter avec nos deux petits bouts. Et en plus, Maxime a fait toute la promenade en tongs, ce qui lui a valu quelques cloches. Évidemment, depuis quelques mois, il voit ses parents avec des tongs pour seules chaussures…
Le lendemain, nous comptions monter au Pain de Sucre ou au Corcovado d’où le Christ rédempteur domine la ville. Mais le ciel est complètement couvert, ce n’est sûrement pas un bon jour pour jouir de la vue… Allez, c’est parti, on lève l’ancre direction la baie d’Angra et Paraty dont nous avons tant rêvé. Sur la route, nous passons au pied du Pain de Sucre, les enfants sont impressionnés par le Christ, les bras grand ouverts… Depuis, c’est devenu leur jeu favori, un gros rocher et ils le grimpent pour écarter les bras et “faire le Christ”… Nous hésitions entre le Pain de Sucre et le Corcovado mais les enfants ont choisi pour nous, ils veulent voir le Christ de plus près!

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L’activité favorite des brésiliens est sans conteste “trainer” sur le sable.

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Maragogipe est une petite ville sur le Paraguaçu, le samedi matin, elle devient le centre de cette région agricole et s’y organise un grand marché où les petits producteurs viennent écouler leurs plus beaux produits. C’est l’occasion pour nous d’y faire escale, et comme nous sommes un peu en avance sur les festivités, on en profite pour se faire une petite escapade à Cachoeira.

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