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March, 2014 Monthly archive

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11°50.42’N 66°55.68’W
Après avoir soigneusement examiné chaque mouillage de Isla de Agua, tant au Sud, à l’Ouest qu’au Nord, on jette finalement notre dévolu sur Becquevé décidés par la description rassurée donnée par le guide de Chris Doyle et Jeff Fisher. Force est de constater qu’ils se plantent magistralement

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Voilà presqu’une semaine que nous parcourons l’archipel de passe en passe entre les minuscules îles. Quelques voiliers locaux trainent leurs ancres entre Cayo Frances et Gran Roque, mais depuis notre départ de l’île principale, rien, nada, personne. Nous n’imaginions pas, en mer des Caraïbes, retrouver les sensations rencontrées à Madagascar. Petite différence quand même, les habitants semblent faire culture du touriste. Etonnante activité qui voit un perineiro (sorte de longue barque à moteur et son homme) déposer çà et là un couple de touriste sur une plage soigneusement sélectionnée pour son isolement. Un parasol, un frigobox et une paire de chaises en plastique pour seul équipement. Peu avant le coucher du soleil, l’homme récupère son couple qu’il déposera à Gran Roque dans sa jolie posada (auberge). Pas certain qu’ils se reproduisent, mais il semble que l’activité soit rentable. La pêche est florissante: bien que nous fassions de toutes petites étapes entre les ilots, nous pêchons à chaque fois. Maxime et Zoé assistent à la découpe du poisson sans aucun dégout et sans que ça ne leur coupe l’appétit! Rien n’est perdu, les “mouettes” viennent grappiller les restes qu’Olivier rejette. En fonction de la taille du poisson, Maxime s’amuse à estimer à combien de jours de nourriture nous avons droit…
L’accueil qu’on nous réserve ici est sans égal, nos rencontres sont empreintes de gentillesse, les sourires sont francs, et nous ressentons une réelle tolérance quant à notre espagnol balbutiant. Un avant goût d’un Venezuela qui gagne certainement à être visité, mais un autre programme nous attend, un autre voyage.

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11°47.79’N 66°53.70’W
Dos Mosquises ont été habitées bien avant notre civilisation. Un groupe de pré-colombiens l’avait déjà choisie pour y vivre une vie seraine, loin des affres de la vie continentale il y a 8 à 10 siècles déjà.

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11°53.11’N 66°50.67’W
Sans conteste le meilleur mouillage de Los Roques. Les deux plaques de corail qui ferment l’entrée sont bien visibles, la petite patate dans le chenal aussi. Pas vraiment de difficulté pour y accéder donc.

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11°53.47’N 66°44.17’W
Le mouillage est situé juste derrière une longue, trèèès longue plage déserte. Les ruines d’un ancien restaurant sont bien visibles depuis le large. Au nord de la plage, une série de rochers pointus prolongent le sable vers le plateau de corail, plus loin encore un îlot émerge.

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Los Roques est un archipel d’une petite centaine d’îles et d’îlots situé dans les alizés au nord du Vénézuela dont ils dépendent. Après presque 6 mois de “tourisme” aux petites Antilles, nous revoilà plongé au coeur du voyage. Celui qu’on affectionne particulièrement, hors des circuits organisés, à la recherche de lieux uniques et préservés. Indéniablement l’archipel répond parfaitement à nos envies. La situation actuelle instable du Vénézuela explique peut-être l’apparente désaffection des mouillages. Nous nous attendions à croiser ici quelques bateaux de voyages, depuis deux jours, nous pouvons affirmer que nous sommes le seul bateau étranger à poser notre pioche ci et là. Seuls quelques voiliers locaux croisent aux environs de Gran Roque. Après avoir fait rapidement le tour du caillou principal qui ne manque assurément pas de charme, nous entamons notre exploration a travers les passes, récifs de corail, îles et îlots. Le soleil élevé au zénith, les couleurs explosent. Le turquoise, les verts profonds, le blanc, toutes les nuances de bleu colorent nos yeux. Spectacle grandiose! Les petits cumulus (nuages blancs) qui se forment au dessus des plus minuscules îlots pendant le jour se teintent de turquoise par le reflet de la puissante lumière dans les lagons. On se régale! Over

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11°57.50’N 66°40.80’W
La navigation dans les récifs et les lagons oblige à l’abandon de la cartographie, trop imprécise, pour une navigation exclusivement à vue.

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Hormis Gran Roque que l’on pourrait sans difficultés approcher de nuit, tous les autres mouillages ne sont accessibles que de jour, avec une bonne lumière. C’est à dire qu’il faut attendre que le soleil soit suffisamment haut pour révéler la qualité des fonds par la couleur qu’ils renvoient. Le bleu profond sera synonyme de profondeur et donc de sécurité, les teintes plus claires indiquant moins de fond, le turquoise, moins de 3 mètres, le blanc, moins d’un mètre. Le corail se repère à ses teintes brunâtres, les patates forment des tâches sombres sur le sable clair. La difficulté étant alors de ne pas les confondre avec les herbiers.

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11°56.74’N 66°40.80’W
Immanquable terre haute au milieu des îles plates coralliennes, Gran Roque est visible du large et partout dans l’archipel. Un vieux phare abandonné trône encore sur l’un de ses sommets, le nouveau, plus à l’ouest, ne semble pas fonctionner. Au pied de la roche aride, un plateau s’étend au sud-est de l’île, couvert de mangrove, parsemé d’étangs salés et partiellement occupé par la petite ville.

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Heure du bord : 16h30 – 21h30 UTC
Position : 11°56.77’N 66°40.88’W (El Gran Roque)

Dernières heures de navigation de cette traversée dans les vagues et le vent.
A 10h du matin, je vois une tâche sombre dans l’eau… J’appelle Oli… Entretemps, un aileron apparaît… Une BALEINE! En pleine route de collision avec Zorba, Oli prend la barre pour tenter de s’éloigner mais finalement, elle fait un virage, nageant parallèlement au bateau et en nous montrant son ventre… Elle est ENOOOOORME! D’après nos observations et vérification dans le livre des enfants, on pense qu’il s’agit d’une baleine bleue. Étonnante et marquante rencontre…
Maxime et Zoé savent que nous faisons cette traversée pour rallier Curaçao où nous rejoindront Yuna et Mamily. Du coup, ils s’impatientent et demandent sans cesse quand elles arrivent… L’occasion de dessiner un calendrier qui leur permettra de décompter seuls les jours…
Maxime a découvert une nouvelle occupation de traversée: il a lu plus de la moitié d’un livre (avec beaucoup d’écriture et seulement quelques dessins)!
Peu après 16h, nous sommes abrité par Gran Roque, fini les vagues. Nous n’aurons croisés aucun voilier sur notre route, pas plus qu’ici au mouillage ou seuls quelques catamarans battant pavillon Vénézuélien sont ancrés. Ce soir nous dormirons au calme, seul le bruit du vent et des nombreux oiseaux viendront troubler notre quiétude.
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Heure du bord : 1h00 – 5h00 UTC
Position : 13°51.50’N 65°54.77’W
Distance depuis Virgin Gorda : 290 NM
Distance de Los Roques : 120 NM

Aujourd’hui, c’était la journée de la sinusoïde. Alors, comme le marin aime les journées à thème, on en a collé partout. Sur l’eau déjà, avec le joli profil des vagues, on en a dessiné pleins des sinusoïdes : en changeant la fréquence, la longueur, l’amplitude. Un paquet! Zorba s’est essayé à les suivre, les sauter, les traverser… Le baromètre s’en est donné lui aussi à coeur joie. Hop je monte, hop hop hop, je descend. Son ami le vent, lui a emboité le pas, inséparables ces deux là. Mais le vent ne s’est pas contenté de souffler fort, puis pas… il fallait aussi qu’il marque une petite différence dans sa direction. La conséquence est que nous avons dessiné une jolie courbe avec notre vitesse : on avance, on avance pas, on avance,…
Enfin, le moral de l’équipage au grand complet a suivi a peu près le même phénomène, au gré des sauts dans les vagues ou des moments plus calmes. Drôle de dimanche, pas des plus paisibles. On aurait bien fait une p’tite ballade en forêt, à la cueillette des champignons.

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