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January, 2013 Monthly archive

Maragogipe est une petite ville sur le Paraguaçu, le samedi matin, elle devient le centre de cette région agricole et s’y organise un grand marché où les petits producteurs viennent écouler leurs plus beaux produits. C’est l’occasion pour nous d’y faire escale, et comme nous sommes un peu en avance sur les festivités, on en profite pour se faire une petite escapade à Cachoeira.

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Sur le Rio, face à Ilha do Frances, trône un monastère et son église d’inspiration baroque. Ils se posent sur les berges tels une invitation.

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Quitter pour mieux revenir. Non qu’on ait déjà fait le tour, mais on a encore quelques semaines à passer dans le coin et notre soif de découverte n’est pas totalement assouvie.

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Camp de base dans la baie. Assez près de Salvador pour en ressentir l’influence mais assez loin déjà pour imaginer un autre Brésil. On y trouve ce dont on avait besoin : des facilités.

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Notre petite princesse fête ses 3 ans,

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Eu não falo bem português…
Alors évidemment tout prend un peu plus de temps, trouver les administrations pour les formalités, qui ne parlent pas un mot d’anglais, trouver toutes ces petites choses qui nous sont nécessaires quand on arrive de la mer et qu’on y a passé plus d’un mois…
Bonheur de retrouver mes parents ici, si loin de la maison, sur ce bateau qui nous a si souvent accueilli.
Improbable rendez-vous de la vie dans cette énorme ville furieusement animée. Le contraste est violent avec nos derniers moments de mer mais il efface d’un coup les moments difficiles de ces derniers jours. La chaleur, le Brésil, les quais du club nautico où les autres globes flotteurs vous accueillent avec bonheur, chacun avec “leur” transat, les histoires se mélangent et se ressemblent… Et, cerise, une rencontre avec l’équipage de “la Julianne” : Séverine, Sylvain, Charlie (5 ans) et Zélie (3 ans)! C’est certain, on va avoir quelques trucs a partager…

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Heure du bord : 2h30 UTC
Position : 13°30.00’S 36°52.00’W
Distance parcourue (St Hélène) : 1815 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 100 nm

Bom Dia Bélgica,
Maxime a porté fièrement la couronne du mage aujourd’hui. Un crumble maison ayant très heureusement remplacé la traditionnelle galette, on s’est régalé. Côté conditions météo, pas de gros changements, des vents variables pas très forts, une mer de plus en plus confortable. Notre dernière nuit, comme prévu, est un peu plus fréquentée. Nous restons très vigilants… mais notre approche la plus délicate se fera en journée, ce qui nous facilitera certainement les choses. Nous espérons toucher terre avant le coucher du soleil demain, après 14 jours de mer. Ce n’est pas une contre performance sachant que nous avons été grandement pénalisés par la perte de notre spi. Mais l’heure n’est pas aux bilans… Je savoure pleinement ma dernière nuit en mer avant un long moment sans doute. Un ciel sans lune et bien dégagé m’offre un spectacle de toute beauté. Les étoiles filantes pleuvent dans l’obscurité. La lune viendra, avant la fin de mon quart, apporter un peu de luminosité devant nous. Salvador n’est plus très loin maintenant…
Merci encore pour vos messages pendant cette traversée, chacun d’eux nous a apporté un peu de Belgique, beaucoup de réconfort mais surtout, ils nous ont permis de nous évader quand s’était nécessaire. Beaucoup de travail nous attend après l’atterrissage : remise en forme de Zorba, mise à jour du blog,…
On vous souhaite une bonne semaine malgré la grisaille, on profitera bien du soleil pour vous! Over

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Heure du bord : 2h30 UTC
Position : 14°05.80’S 34°39.60’W
Distance parcourue (St Hélène) : 1680 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 235 nm

Bom Dia Bélgica,
L’heure de la récolte a sonné… Notre route sud et la position qu’elle nous offre maintenant nous permet de bénéficier d’un meilleur angle par rapport au vent. Non que la récolte soit abondance, mais au moins nous avançons à la voile dans les vents très légers actuels. Les fins de journées sont quand même très peu ventées et nous avons eu recours pour quelques heures à Nanni. La chaleur se fait bien présente, l’eau a atteint la température d’une chaude piscine (28°C). C’est donc depuis le bord de la piscine que je vous écris notre avant dernier message de la nuit (Je l’espère).
L’ambiance a bord se marque des festivités d’une arrivée imminente. Les âmes des marins sont plus légères, les premiers bilans apparaissent, les premières envies de terriens redevenus sont sujets au débats. La langueur monotone des dernières heures n’a pour autant pas totalement disparue, a chaque ralentissement du bateau, elle pèse un peu plus sur les esprits. Nous entrerons dans les heures qui viennent dans les eaux d’exclusivité Brésilienne, ce qui marquera notre arrivée aux Amériques. L’Afrique s’efface peu à peu, mais fort heureusement, notre destination est encore bien imprégnée de son influence et assurera une parfaite transition.
On vous souhaite un bon dimanche d’Epiphanie, puisse le Brésil nous apparaître tel Jésus aux Mages. Over

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Heure du bord : 2h10 UTC
Position : 14°35.20’S 32°41.00’W
Distance parcourue (St Hélène) : 1565 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 350 nm

« Baía de Todos os Santos e de Quase Todos os Pecados », comme cela on est prévenu! Et puis cela sonne quand même mieux que Nieuport ou Zuidcoote… un certain esprit africain en plus sans doute? Découvrir, approcher, ressentir un nouveau pays par la mer est une clé de notre voyage. Cette approche un peu désuète n’en demeure pas moins celle qui a prévalu pendant des siècles et qui offre l’image la plus fidèle des lieux rencontrés. La plupart de nos visites récentes, et de ces lieux de bord de mer, avaient d’ailleurs pour origine la route que nous effectuons aujourd’hui. Sur cette route du commerce des Indes, bien des navigateurs intrépides ouvrirent des voies, découvrirent des baies protégées et bâtirent de grandes cités pour y relayer leur nécessaire commerce. Comme nous aujourd’hui, ils ont dû traverser de longs jours avant de se voir “offrir” les plaisirs de la terre retrouvée. Nul doute que le surnom donné à la Baie protégée par Salvador ne nous laisse présager que le meilleurs pour les prochains jours…
En attendant, on profite du soleil et de la chaleur en glissant gentiment sur une mer toujours un peu “bordélique”. La veille, dont la pertinence était encore remise en cause il y a peu, a révélé, ces dernières heures, toute son utilité. Deux bateaux croisés dont un pile poil sur notre route. Evidemment aucun des ces deux bateaux n’était identifié sur le système AIS, ni ne possédait (ou n’utilisait) leur radar. Seule la veille visuelle a permis de les repérer. Voilà qui nous soulage pour ces heures de sommeil sacrifiées à cette lourde tâche. Un dernier week-end et lundi, on rentre dans le vif du sujet.

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Heure du bord : 2h30 UTC
Position : 15°04.60’S 30°46.40’W
Distance parcourue (St Hélène) : 1450 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 465 nm

Le marin sait se réjouir aussi… de cette belle journée que le marin avait prévu. Même si on n’est pas au taquet (expression vélique pour dire à fond), on s’est offert une belle journée alizéenne. Comme toute belle journée qui se respecte, la nôtre a débuté par une nuit tranquille, poussé gentiment pas un vent léger et une mer offrant le répit indispensable au repos dans de bonnes conditions. C’est donc de bonne humeur que l’équipage s’est réveillé, accompagné par le soleil qui, une fois n’est pas coutume, avait laissé son manteau nuageux au placard. De bonne augure pour nos batteries qui on put se refaire une santé. Après un petit déjeuner sur notre terrasse avec vue sur mer, le vent s’est levé pour nous accompagner jusqu’en début de soirée. Pas trop fort, pour ne pas trop perturber notre rythme, mais assez fort pour ne pas envisager une arrivée en février. Bref, on a savouré, tellement ces derniers jours ont été pénibles. La mer et tout particulièrement ce type d’exercice (les longues traversées) offrent le plaisir de goûter aux limites personnelles. Je ne connais pas, en effet, d’autres disciplines où, dans des circonstances d’exposition continue à l’inconfort, vous n’ayez aucune possibilité de faire une “pause” ou de faire cesser, même temporairement, la source de vos désagréments. Eh bien, sur un bateau, point de salut! Il faut subir, et développer un imaginaire sans faille pour s’évader en rêvant d’une situation plus confortable, ailleurs (souvent)! C’est, dans bien des cas, un épreuve de laquelle on sort grandi, mais c’est une épreuve. Et bien avant d’en mesurer les acquis, c’est un immense soulagement que d’en voir la fin… Demain sera aussi une belle journée. Over

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