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December, 2012 Monthly archive

Heure du bord : 9h45 UTC
Position : 15°50.64’S 22°18.20’W
Distance parcourue (St Hélène) : 956 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 956 nm

Nous avons oeuvré toute la journée d’hier et cette nuit à la recherche d’une porte de sortie du “chaudron infernal” dans lequel nous sommes entrés il y a presque trois jours. Sans grand succès il est vrai. Devant le manque de possibilités d’échapper à nos bourreaux, Neptune refusant obstinément de ranger sa chambre, nous avons décidé d’une route plus au sud de la route directe. Cette dernière nous maintient actuellement dans un angle par apport au vent et aux vagues plus favorable. Elle nous placera également dans une position plus optimale dans quelques jours, lorsque le vent, appelé à baisser quelque peu, se positionnera dans notre travers arrière. Enfin, cette option nous fait traverser le plus gros des vagues mais nous expose globalement moins longtemps. On mesurera la pertinence de ces choix dans quelques jours… le marin est joueur!

Hier, mon moral n’était pas au beau: marre de ces vagues, manque de sommeil, impossibilité de faire “pause” avec la mer, durée du trajet… Souvent, Maxime n’a pas très envie de faire l’école, pas étonnant, il faut pouvoir changer le bateau et son espace de jeu en une école et de la concentration… Mais voyant mon humeur maussade, il me propose de lui-même de faire l’école pour me changer les idées. Il a eu raison, ça m’a fait beaucoup de bien de “faire” quelque chose.
Le soir, on regarde un DVD sur les baleines reçu de Dady et Nany. A un moment, il dit “c’est pas une baleine, ça, j’ai vu des branchies”… Et de fait, le commentateur confirme, il s’agissait du requin pèlerin. Comment ne pas être fiers de notre petit bonhomme?

Le soleil est de retour ce matin et avec lui, l’humeur positive. On est toujours dans le grand bouillon, mais l’option sud et la perspective d’en sortir semble agir sur le moral de l’équipage complet. Il faut dire que dans les conditions de mer actuelles tout est compliqué. Faire à manger implique de maintenir en permanence les casseroles, maintenir la table dressée, comme il est de coutume sur un catamaran en mer est devenu aussi improbable que sur un monocoque et chaque déplacement impose une main fermement agrippée au bateau pour ne par achever sa course au fond de l’une des coques. Over

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Heure du bord : 7h30 UTC
Position : 15°29°90’S 19°28.55’W
Distance parcourue (St Hélène) : 800 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 1115 nm

Je partage cette nuit mon quart avec Zoé! Ce n’est pas franchement une idée de parents, mais les conditions de mer plus agitées de cette nuit ont décidé notre jolie petite fille a quitter sa cabine. Je l’ai donc installée près de moi, dans le salon ou d’habitude je lis ou je somnole entre deux tours de veille. Sur de longues traversées, on distingue deux philosophies parmi les globes navigateurs : les dormeurs intrépides et les veilleurs fatigués. J’ai pu noter une proportion plus importante de navigateurs à la longue expérience dans la première catégorie, mais comme nous n’avons pas une longue expérience, nous stagnons sagement au sein de la seconde. La différence? Le sommeil! Reconnaissons immédiatement la pertinence des arguments des dormeurs, au large, les rencontres sont rares et la probabilité d’être en route de collision avec un autre navire sont du même ordre que de gagner à la loterie. Mais même si je m’abandonne à quelques siestes dans ma veille (20 minutes maximum), je ne peux me convaincre du caractère totalement inutile de celle-ci, il suffirait d’une seule fois! En outre, en dehors de nous prémunir des accidents éventuels avec d’autres navires, la veille permet de maintenir le bateau dans des conditions optimales de navigation. Au besoin, on peut décider de réduire la toile, de corriger le cap ou de veiller au confort de l’équipage endormi (pour autant que cela soit possible).
A bord, la nuit s’organise donc comme suit : à partir de 20h, et jusqu’à 22h, Patricia et Cédric assurent une première partie de nuit. L’obscurité naissante étant certainement le moment le moins agréable, il est ainsi partagé. A 20h donc, je suis au lit et je tente (parfois vainement) de dormir. De 22h à minuit, Cédric assure seul. Je prend mon quart de nuit à minuit jusqu’à 4h/4h30 ou je cède à nouveau la place à Cédric qui sera bientôt rejoint par Maxime (6h30) puis Patricia et Zoé (6h30/7h). On déjeunera vers 7h30, tous ensemble, Cédric terminera sa nuit jusqu’à midi, je complèterai la mienne par une sieste après le repas. La veille est assez simple, on sort régulièrement à la recherche d’un éventuel feu de navigation et pour observer les nuages (quand la lune nous le permet) porteurs de vents et d’eau pour nos réservoirs. A l’intérieur, c’est l’électronique qui nous épaule. On dispose des deux dispositifs essentiels (en plus de la cartographie numérique) un détecteur de radar ultra sensible qui réagi a la moindre détection d’un signal sur la fréquence radar et d’un récepteur AIS (automatic information system) qui nous signale, directement sur la cartographie, les navires importants.
La vie reprend doucement à bord, tout le monde est éveillé maintenant, les enfants ont bien dormi! Quelques crêpes régaleront Maxime et Zoé, pomme et muesli pour nous.
Bon dimanche! Petit message pensé et écrit sur l’iPad par Maxime pour Mamily et Papidy: MAXIME 5
ZOE 2
VOUS ME MANQUEZ. GROS BISOUS. AU REVOIR.
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Heure du bord : 2h30 UTC
Position : 15°31.00’S 16°33.65’W
Distance parcourue (St Hélène) : 632 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 1285 nm

Good Morning Belgium!
Grand retour du week-end et des messages de la nuit. J’en oublierais presque que vous êtes en congé et que vous êtes plongé dans la torpeur de l’hiver. Nos nouvelles vont vous mettre un de baume au coeur, voilà presque 24 heures que nous “subissons” une mer un peu désordonnée qui nuit gravement à notre confort et notre sommeil. Rien à voir, certes, avec le sud de l’océan indien, mais assez pour nous plomber un peu notre plaisir. Pour peu, on s’en plaindrait!
Vous aurez très certainement remarqué que les nouvelles se font éparses en ces temps de fêtes. Il y a a cela quelques raisons. La première est que, arrivé dans les alizés, la nécessité de suivre la météo est moins évidente, ce qui nous permet de répartir au mieux nos connexions sur plusieurs jours. La seconde, je dois vous l’avouer, c’est que la lecture de “Un long chemin vers la liberté” écrit par Mandela a bien remplis mes derniers quarts. La lecture en continu d’un livre passionnant voilà bien l’avantage de ces quarts de nuit, et pour être honnête, c’est bien le seul que je leur trouve. A bord, nous quittons progressivement l’Afrique pour l’Amérique, chacun à son rythme. Patricia se régale déjà des descriptions de Salvador et ses environs qu’en font le Lonely Planet. Cédric est plongé dans le vocabulaire Portugais et, toujours un peu plus lent, je quitte à peine l’Afrique du Sud. Je la quitte avec le même sentiment qu’il y a 18 ans, lors de ma première visite, un pays magique où tout semble toujours possible et avec un attachement particulier pour cette ville extraordinaire qu’est CapeTown. Mais cela est une autre histoire… Over

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Heure du bord : 10h00 UTC
Position : 15°37.85’S 12°32.35’W
Distance parcourue (St Hélène) : 400 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 1515 nm

Je terminais nos dernières nouvelles par de précieux moments… il est des moments chers aussi! Hier, notre liste de réparations s’est allongée. Il en va ainsi des plaisirs de faire ce sport mécanique, parfois, la mécanique vous lâche. Notre magnifique spi, sans doute laminé par les longues sorties de ces 5 dernières années au soleil, s’est proprement découpé en deux. Une petite partie, à son sommet, est restée fixée au mât et sous les renforts de tête, le tissu n’a pas résisté et a cédé. Le reste de la toile, 150 mètres carrés, a plongé. Le bateau s’est lentement immobilisé et me voilà dans le rôle du pécheur ramassant son filet. Bientôt épaulé par Cédric, le spi (le plus gros morceau) s’est rapidement retrouvé à nouveau à bord. Le temps de vérifier que tout était clair, la grand voile et le solent ont très vite retrouvé du service. Fort heureusement, le vent n’a cessé de montrer depuis un certain dynamisme. Notre vitesse n’en est donc pas trop affectée mais les 8 à 9 noeuds espérés sont grandement compromis sans notre fidèle compagnon… C’est ainsi, en plus d’être patient, le marin est aussi fataliste!
En dehors de ces évènements, notre traversée suit le plan attendu avec une régularité étonnante. Comme prévu les 3 premiers jours ont été calmes (vent et mer) et depuis cette nuit, les alizés sont plus réguliers sans être particulièrement soutenus (un peu moins de 15 noeuds). Le ciel a désormais des allures plus conformes, nuages le matin, ils se dégagent gentiment en cours de journée et le début de nuit est parfaitement dégagé. La lune, presque pleine, nous offre une lumière généreuse la nuit, elle se lève un peu avant le coucher du soleil, ce qui nous offre un éclairage presque permanent. Seuls quelques avions nous donnent encore des signes de civilisation, autour de nous, a perte de vue, rien que l’océan et le ciel. Cette nuit, nous devrions “entrer” sur notre première carte brésilienne. C’est symbolique, certes, mais cela nous rapproche un peu de notre destination. Mais cela est une autre histoire… Over

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Heure du bord : 10h00 UTC
Position : 15°37.85’S 12°32.35’W
Distance parcourue (St Hélène) : 400 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 1515 nm

Je terminais nos dernières nouvelles par de précieux moments… il est des moments chers aussi! Hier, notre liste de réparations s’est allongée. Il en va ainsi des plaisirs de faire ce sport mécanique, parfois, la mécanique vous lâche. Notre magnifique spi, sans doute laminé par les longues sorties de ces 5 dernières années au soleil, s’est proprement découpé en deux. Une petite partie, à son sommet, est restée fixée au mât et sous les renforts de tête, le tissu n’a pas résisté et a cédé. Le reste de la toile, 150 mètres carrés, a plongé. Le bateau s’est lentement immobilisé et me voilà dans le rôle du pécheur ramassant son filet. Bientôt épaulé par Cédric, le spi (le plus gros morceau) s’est rapidement retrouvé à nouveau à bord. Le temps de vérifier que tout était clair, la grand voile et le solent ont très vite retrouvé du service. Fort heureusement, le vent n’a cessé de montrer depuis un certain dynamisme. Notre vitesse n’en est donc pas trop affectée mais les 8 à 9 noeuds espérés sont grandement compromis sans notre fidèle compagnon… C’est ainsi, en plus d’être patient, le marin est aussi fataliste!
En dehors de ces évènements, notre traversée suit le plan attendu avec une régularité étonnante. Comme prévu les 3 premiers jours ont été calmes (vent et mer) et depuis cette nuit, les alizés sont plus réguliers sans être particulièrement soutenus (un peu moins de 15 noeuds). Le ciel a désormais des allures plus conformes, nuages le matin, ils se dégagent gentiment en cours de journée et le début de nuit est parfaitement dégagé. La lune, presque pleine, nous offre une lumière généreuse la nuit, elle se lève un peu avant le coucher du soleil, ce qui nous offre un éclairage presque permanent. Seuls quelques avions nous donnent encore des signes de civilisation, autour de nous, a perte de vue, rien que l’océan et le ciel. Cette nuit, nous devrions “entrer” sur notre première carte brésilienne. C’est symbolique, certes, mais cela nous rapproche un peu de notre destination. Mais cela est une autre histoire… Over

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Heure du bord : 15h30 UTC
Position : 15°54.90’S 8°18.50’W
Distance parcourue (St Hélène) : 150 nm
Distance à parcourir (Salvador de Bahia) : 1760 nm

Première journée de mer calme, très très calme. On le savait, mais les premières heures nous avaient laissé l’impression qu’il pourrait en être autrement. Ce ne fut pas le cas. Le spi a très vite pris place au sommet du mât, la grand-voile a été remisée, le gain de performance étant insignifiant en regard du confort de navigation sous spi seul dans les conditions de vents légers. Saint-Hélène a disparu dans l’après-midi, la visibilité exceptionnelle nous a laissé distinguer ses crêtes à encore 60nm de distance (110km!). Nous nous sommes régalés du foie gras offert par Dady et Nany ainsi que d’un morceau du désormais “famous” space cake aux noix. Un Noël à Anderlecht en somme.
La nuit de Noël ici était vraiment magnifique, une visibilité rare, une lune bien haute et offrant une belle lumière et un ciel splendide. Un bateau calme, un vent très léger et le spi que nous avons conservé toute la nuit. J’ai eu, pour ma part, un peu de mal avec mon sommeil, il me faudra sans doute quelques jours pour retrouver mon rythme de travailleur de nuit.
Cette seconde journée ressemble à bien des égards à la première, un peu plus de vent le matin mais toujours très irrégulier tant en intensité qu’en direction. Cependant la température agréable, le soleil et le calme nous apportent un confort bien appréciable. Le marin est patient, le vent reviendra, les moments vécus sont précieux.

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Dernier dimanche, veille de Noël, veille de départ.
Depuis quelques heures la pluie a fait son apparition. Un crachin qui confirme que Saint Hélène est bien une île britannique! Mais à bord, c’est avec un certain enthousiasme que nous l’accueillons, il confirme en effet les prévisions sur lesquelles nous nous reposons depuis quelques jours! Demain nous ferons route plein ouest vers le Brésil, enfin! Nous vous souhaitons a tous un joyeux Noël!
Toutes nos pensées iront vers nos familles en ce jour de fête, si nous ne sommes pas physiquement avec vous, nous le serons très certainement par nos sentiments. Plaise a Dieu que votre Noël soit blanc et le nôtre venté! En guise de cadeau, quelques photos de cette île bien étrange…
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Mercredi 19 décembre 2012, sixième jour de détention. Le verdict est sans appel, un énorme front traverse l’océan atlantique un peu plus au sud et, par sa progression fulgurante, a stoppé net la machine Alizés. La dernière météo n’offre aucune perspective de vent avant la fin du week-end. Une fois de plus, nous ne pouvons que constater que les changements climatiques sont devenus une réalité. Depuis notre départ, il n’y a pas un seul pays que nous ayons traversé sans qu’il soit question de météo extraordinaire, de conditions jamais rencontrées ou tout à fait exceptionnelles. Dans cette partie de l’océan, les alizés soufflent “normalement”, c’est une de leurs caractéristiques principales que d’être permanents et réguliers… étrange.
Si Saint Hélène est remarquable si l’on y séjourne quelques jours, la perspective d’y rester une semaine de plus en change la perception. Nous ressentons plus vivement l’isolement qui transpire de ses murs, la tranquillité devient ennui, la quiétude devient solitude. Quelques autres bateaux ont fait leur apparition, l’un d’entre eux, visiblement en convoyage, a chargé rapidement du carburant supplémentaire et quelques vivres avant de se lancer aussitôt. D’autres, comme nous, se languissent dans l’attente du retour du vent. Les prochains jours seront, une fois de plus, consacrés à re-faire notre approvisionnement. Car évidemment, en dehors de l’attente, c’est toute notre organisation du stock d’aliments qui est à revoir, certains d’entre-eux atteignant leur limite de conservation avant la fin de notre traversée. On devra donc se passer de nos fromages Sud-Africain, soigneusement sélectionnés, mais qui devront être consommés dans les jours prochains. Il en va de même pour notre charcuterie et autres petites finesses dont nous nous régalions.
Nous occuperons donc nos journées à randonner sur les chemins accidentés du caillou ou à trainer au bord de la piscine, les enfants préférant toujours la seconde à la première. On ne s’est pas encore décidé à s’échouer, comme les locaux en fin de journée, au “White Horse”, ce bar Karaoké qui semble assurer l'”ambiance” de fin d’année…

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Heure du bord : 7h30 UTC
Position : Au mouillage à Jamestown

Hier, 15h UTC, la décision tombe avec la dernière analyse météo. Retour sur Jamestown…
Pas facile de prendre une telle décision lourde de conséquences, nos rendez-vous avec Papydi et Mamily seront certainement compromis, la perspective de passer les fêtes en mer se dessine de plus en plus. Ce n’est pas ce que nous avions espéré, c’est certain.
La mer a tracé pour nous un autre dessin, original. Les Alizés sont en panne! Jamais vu, ni entendu telle situation, plus de vent au niveau du 17° parallèle Sud, incroyable! Nous avons navigué hier jusqu’à 30 nm de St Hélène à 2 voir 3 noeuds maximum, le vent étant encore inférieur au prévision de nos fichiers. La perspective d’une panne complète du système des Alizés prévue pour mercredi et perdurant jusqu’à vendredi au moins ne nous laisse pas d’ouverture. Une route plus au nord n’offre pas de meilleures perspectives. C’est la grosse panne, arrêt complet du système des vents dans l’Atlantique Sud au niveau des tropiques, du jamais vu!
Je me prépare donc a refaire les formalités, réjouissant! Nous guetterons la première ouverture météo pour nous élancer à nouveau, les jours prochains, c’est une gestion active de notre stock (eau, gasoil, aliments) qui nous occupera afin de rester disponibles a chaque opportunité.

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Heure du bord : 12h30 UTC
Position : 15°47.30’S 6°05.54’W
Distance parcourue depuis JamesTown : 20 nm
Distance a parcourir pour Salvador : 1890 nm

Après une petite pause dans une aire de repos sur la route, nous avons repris la mer ce matin. La réputation d’isolement de cette île n’est pas galvaudée, bien des espoirs de connectivité ou d’approvisionnement en frais ont dû être revus à la baisse.
Mais quelle belle île! Cachée derrière son approche totalement inhospitalière, on découvre un morceau de campagne montagnarde. Très vite on se prend au jeu des insulaires, reconnaissant chacun d’eux dans cette petite bourgade de Jamestown. Jusqu’à l’arrivée du RMS St Helena ce dimanche à l’aube, le bateau assurant le seul contact de cette île avec le monde, nous serons les seuls “touristes” de cette île. Peter, un Allemand d’un âge avancé, navigant seul, partagera avec nous également ce statut très prisé sur le caillou. Arrivés jeudi, après les formalités d’usage (In and Out en même temps quand même!), nous nous sommes mis en quête d’un voilier pour faire réparer notre spi qui n’a pas aimé les blessures du solent et qui a eu la bonne idée de s’y frotter de (trop) près… nous fondions nos espoirs et nos envies de vie sociale sur la connexion internet. Nous succombions au sacrifice du prix exorbitant de cette dernière (6£/heure quand même) avant de déchanter devant l’impossibilité de charger nos mails… trop, trop lourd certainement. Bonne nouvelle par contre, nous pourrons à nouveau recevoir de vos nouvelles par l’intermédiaire du site. Abusez, abusez!
La journée de vendredi sera consacrée à ce cher Napoléon. Il faut dire qu’à lui seul il assure la réputation mondiale de l’île (L’anticyclone éponyme doit aussi participer…). Un circuit a travers la campagne de l’île remplira bien cette journée : Pavillon Briars ou séjournera Napoléon, invité, pendant les premières semaines de son séjour, sa résidence de Longwood, territoire Français en terre Anglaise, détour par le site du futur -lointain- aéroport (?), Plantation House, résidence du gouverneur,… Un article illustré sera certainement en ligne dès que nous serons à nouveau proche de la civilisation.
Samedi enfin, le temps de remplir à nouveau le bateau de ce qui nous manque, du frais et de l’eau. Peu de légumes ici où tout est rare et cher. L’après-midi, nous goûterons aux plaisirs locaux, un après midi à la piscine le long du Sea Front, mélangés aux insulaires qui sont très amusés de voir Maxime et Zoé se jeter du plongeoir. Une certaine effervescence règne, il faut dire que la bateau (RMS St Helena) est prévu ce dimanche. Sa visite mensuelle sort l’île de sa torpeur le temps d’échanger les quelques containers et le peu de passagers qui quittent ou arrivent ici.
Nous naviguons donc depuis quelques heures dans un vent très léger et sous le soleil, route vers Salvador de Bahia que l’on devrait atteindre peu avant la nouvelle année (On espère!). Sea you tomorrow for the next post of South Antlantic ocean crossing!

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