— be.nomads.be

Archive
August, 2012 Monthly archive


21°44.15’S 43°21.85’E
Baie de Morombe (Madagascar)

Hello Belgium,
Nous devrions vous conter nos exploits de traversée… Rien, Nada, Schnol! Deux essais manqués ces derniers jours.

Lire...


19°31.08’S 43°09.82’E
Distance parcourue depuis Nosy Maroantaly : 90 nm
Distance à parcourir pour Belo-sur-Mer : 85 nm

Salut!
Nous continuons gentiment notre descente vers le Sud. Nous avons passé une première nuit en mer au large du Cap Saint André et avons terminé la navigation le lendemain à 23h à Nosy Maroantaly. Je commence à faire mes premiers vrais quarts mais Oli garde une bonne tranche de la navigation de nuit: je fais le quart de 20h à 22h et recommence vers 4h. Ce fut notre première navigation de nuit tranquille avec peu de vagues! Par contre, on n’a pas avancé très vite… On ne peut pas tout avoir… En tous cas, c’est rassurant de savoir qu’il y a des nuits où l’on peut dormir sans trop de soucis. 
Nous comptions rester à Nosy Maroantaly et profiter de la plage mais les rouleaux ne nous permettaient pas d’envisager un débarquement et avons repris notre route. Nous entamons donc une nouvelle nuit en mer qui nous permettra d’atteindre demain Belo-sur-mer, notre dernière escale malgache! Nous y ferons nos dernières courses et attendrons la bonne météo pour partir vers l’Afrique du Sud.
Ce soir, nous avons fait des crêpes… Zoé a demandé si c’était Dady et Nany qui les avaient préparées… Souvenir spontané, maman, de toutes ces fois où tu nous as gâtés.

Encore un mail à deux mains! Quel plaisir de voir mon amoureuse prendre en main la navigation mais aussi nos relations extérieures. Je ne résiste pas à l’envie d’écrire moi aussi, un petit plaisir que la nuit nous offre. Dans les conditions actuelles, prendre mon quart est un pur bonheur. Je sais ma petite famille sagement endormie, les vagues et vent venant tout juste bercer leur couchette d’un mouvement gentil et régulier. Le calme, très relatif, est puissant. Outre les bruits du bateau (eau qui circule contre la coque, grincements du gréement, ajustements du pilote automatique), il faut compter avec les bruits de la mer et du vent dans nos oreilles. Mais l’ensemble, à cette heure, donne le sentiment d’un calme absolu. La lune éclaire suffisamment pour qu’on y distingue sans peine notre environnement. En ce moment, elle croît gentiment et se couche tardivement, ce qui nous offre une belle luminosité presque pendant toutes nos nuits. 
Peu avant l’envoi de ce mail, je mettrai à jour notre position. C’est que, bien que miraculeuse, la technologie iridium nous renvoie à des réflexes que la plupart d’entre vous ont déjà oubliés. La communication avec le satellite nécessite une bonne couverture de ce dernier, j’utilise pour la vérifier, mon logiciel météo qui m’indique la position des différents satellites qui composent la constellation iridium. La prédiction permet donc de choisir le moment le plus opportun, en début de couverture, sur un satellite dont l’orbite passera le plus verticalement possible par rapport à notre position. Une fois la tranche horaire soigneusement sélectionnée, les appareils, téléphone et modem sont allumés, l’iPad s’occupant de mettre ce petit monde au diapason pour l’envoi. Enfin, la communication s’établi et l’échange peut débuter, à la vitesse fulgurante de nos premiers courriels… oui oui ceux dont on pouvait entendre la communication sur le modem. La magie c’est que vous recevrez ce mail dans les prochaines heures alors qu’il est envoyé depuis le canal du Mozambique, à 130km de la côte la plus proche.

Bon lundi à tous, à très bientôt pour nos “nouvelles de traversée”,

Over

Lire...


Bonjour Belgique!
Je sens que je vais avoir beaucoup de mal à être crédible dans mon mail… et pourtant, ce n’est que vérité!

Lire...

15°39.10’S 46°19.95’E

Amboroby restera dans nos cœurs intimement liée à la rencontre de Richard et sa famille.

Lire...

Déjà quelques jours sans nouvelles et pour cause…
Nous affrontons nos premiers vrais soucis de voyageurs en bi-coques : l’avalanche de soucis techniques.
Depuis que je navigue, merci papa, j’ai assimilé un truc étrange qui ne se rencontre que rarement mais presque exclusivement sur les bateaux, les pannes en cascade. Ce jeudi, la quarantaine à peine entamée, nous déplaçons le bateau pour une visite culturelle de la plus haute importance, nous mouillons (jeter l’ancre) a proximité d’un îlot dans la baie de Moramba. On a nous chaudement recommandé la place pour un baobab aux vertus aphrodisiaques, dont une branche présente la forme évocatrice d’un sexe turgescent. La population locale, très animiste, ayant dressé le dit végétal en autel ou le recueillement et les offrandes sont gages de fertilité pour assurer à l’Homme sa  descendance.
Bref, nous mouillons (rappel : jeter l’ancre – il y a des esprits tordus qui me liront)… Et voila qu’à peine le sable effleuré, Zorba se fait la malle! retour dans l’annexe minuscule, à fond pour rattraper notre maison qui dérape. Retour à bord, tension du skipper en baisse, niveau de stress revenu à la normale, on jette l’ancre à nouveau… Attente, pas de mouvement malgré le vent établit à 15-20 nœuds, sieste et repos pour toute la famille. Réveil en douceur, quelques 20 minutes plus tard, et glissade en douceur également… On est au milieu de la baie! 
N’étant de nature pas trop téméraire, la décision est vite tranchée, le phallus ne sera pas montré aux regards trop prudes de nos enfants… Bien que la déception soit énorme pour tous à bord, c’est bien vite d’autres soucis qui nous tombent dessus… Le pilote ne répond plus, le moteur tribord, bien que tournant sans problème, n’embraye plus : inutilisable donc. Si l’on ajoute à cela le débrayage à la manière chauffeur TEC Wallon de notre onduleur et l’évacuation des WC récalcitrante, cela commence à nuire gravement à notre confort. Ajouter à notre sauce riche d’em… un vent de 25 à 30 nœuds annoncé dans les 48 heures et un service technique disponible à 10 000kms (oui, oui), ça gâche un peu le plaisir d’être “vacanciers” à l’année. Pour résumer : plus de 220v à bord, découverte soudaine d’un grosse dépendance à cette source d’énergie (Plus d’ordi, plus de brosse à dents, plus de backup, plus d’antenne wifi longue portée…), des WC qui exigent une intervention qu’on a vraiment envie de reporter à plus tard…, un pilote à réparer d’urgence (c’est lui qui barre la plupart du temps) et un moteur HS… Grosse nécessité d’une escale technique,on quitte quand même la baie avec comme objectif d’échapper au plus dur du vent, de se rapprocher de la ville de Majunga qui, vu sa taille, devrait nous permettre de trouver un peu d’aide si nécessaire… avec une inconnue, comment sera notre abri sur place?
Départ à l’aube, 6h, le chemin à parcourir étant long, on voudrait arriver avant le couche du soleil : 75 milles de route (un peu moins de 140 kms). Le vent est moins fort qu’annoncé, Zorba porte toute sa toile, vent de travers, on entame avec un correct 9 nœuds de moyenne. Peu à peu, Zorba et le vent, visiblement de mèche, jouent crescendo… Peu avant la moitié de la route, on est à fond, régulièrement à 12-13 nœuds, parfois franchement au delà, il est temps de calmer le jeu, l’équipage (auquel je m’associe pleinement) est pour le moment peu enclin à voir le potentiel d’ennui technique grimper encore… Réduction de la voilure (prise de ris) et, surprise, moyenne très proche. Zorba assure la route en 8h30, inespéré et vu les circonstances, bien à propos.
La veille du départ, agacé par ces ennuis, je m’étais attaqué avec réussite au problème du pilote automatique. Ajustage de la pièce de raccord entre le moteur électrique et le système hydraulique, complément d’huile et purge de l’air dans le système ont eu raison de la panne. Une fois arrivé, le démontage de l’inverseur (boîte de vitesse) ne m’a pas offert la solution, à poursuivre. L’onduleur est également toujours sur la liste rouge des appareils défectueux, le WC, après intervention dont je passe bien volontiers les détails, a retrouvé sa fonction.
Demain, Richard, un sympathique Malgache rencontré sur la plage, nous fera découvrir la ville à bord de sa voiture et s’est gentiment proposé comme accompagnateur dans nos recherches de solutions et de compétences à travers cette grande cité. On est là ou l’on voulait être, les conditions sont bonnes et l’accueil au delà de nos espérances.
À bientôt donc, si l’on trouve une solution pour le modem Iridium (sur batterie mais chargée en 220V!).

Oli

Lire...

Bonjour à tous,
Départ matinal ce matin, on a levé l’ancre à 7h. C’est qu’on a une truc à fêter, et pour cela, on voulait trouver un cadre à la hauteur : la fameuse baie de Moranba (Along version Malgache). Lecture du fichier météo qui nous promet 15 à 20 nd de vent (travers env.) jusqu’à 11h00… puis plus grand chose pendant quelques heures, puis retour faible du vent mais dans le nez. Un départ matinal est donc la meilleure option avec comme objectif de parcourir un maximum de route avec le vent, et l’espoir de faire au moins la moitié des 45 milles du parcours. 
On quitte donc la rivière Loza qui nous a offert une nuit beaucoup plus calme que la veille (Nosy Lava), toutes voiles dehors. Le vent est présent, 15-20 nœuds, parfois un peu plus et devant la petite ville à l’embouchure, Zorba assure le spectacle avec des pointes à 13 nœuds!
À 9h, on franchi la pointe Maromony (un poisson s’échappe), moitié de la route… À 11h, on vire à gauche et on entre dans la baie de Moramba… 40ans, 40milles, 4heures (bip, bip).
On est mouillé entre des îlots de roches calcaires et dont la base à lentement été érodée par la mer. Cela leur donne une forme de champignon, et certains d’entre-eux semblent même en équilibre instable sur leur fine base rocheuse… magique.
Bonne journée

O.

Lire...


14°32.14’S 47°36.48’E

Après une nuit dans le mouillage plutôt rouleur, nous débarquons de bonne heure et partons pour une randonnée jusqu’au sommet où trône un vieux phare. Cette rando nous a été conseillée par Anne et Nicolas d’Antsiva.

Lire...

13°57.00’S 47°46.68’E
Nosy Kalakajoro – Archipel des Ramada – Madagascar

Salut à tous,
Pas encore de traversée au programme des prochains jours mais pour nous, c’est un peu comme… 
Le bateau est chargé de denrées comme jamais auparavant, de la farine dans tous les coins, du riz, des pâtes, de l’eau, des conserves, du frais,… De quoi tenir un siège. Car c’est un peu cela, nous avons entamé la descente le long de la côté ouest de Madagascar, nous entrerons bientôt dans une zone ou les routes n’existent pas, seules quelques rares pistes rejoignent les plus gros villages, et encore pas partout! Pour les plus curieux d’entre vous, nous descendrons fort probablement jusqu’à Belo sur Mer. Ensuite, le programme c’est traverser le canal du Mozambique. Pour ceux qui ont de très grosses lacunes en géographie, le canal du Mozambique n’en est pas vraiment un… disons que c’est la partie de l’Ocean Indien qui sépare Madagascar du continent Africain. Sur notre route il y une aire de repos nommée Europa, la description est parfaite, rien que du repos… Puis direction Afrique du Sud si la météo est clémente, Island de Inhaca au Mozambique si les fronts venteux nous barrent la route.
Pour le moment nous profitons des joyaux malgaches dont cette côte nord ouest est si riche. Toujours cette même recette, nature brute et splendide, brèves rencontres au travers des villages, simplicité, dénuement. Hier, au départ de Nosy Iranja, une île plage agréable (avant l’arrivée des touristes d’un jour) nous avons eu le bonheur de croiser notre première baleine. Un moment incroyable, nous l’avons suivie à 20 mètres environ, elle nous a offert un spectacle intégral : galipettes et gros splash compris! C’est complètement hallucinant comme rencontre.
On a beaucoup à vous raconter et à vous montrer, mais les dernières traces de civilisation (et de WiFi) sont déjà loin, les suivantes tout autant. Cela pourra vous paraître idiot, mais sur plus de 1000 kilomètres, les endroits ou l’électricité est disponible sont déjà rares, alors internet! On a beau s’être préparé aux difficultés de ce genre, la réalité est bien au delà de ce qui est imaginable.
Les enfants se régalent chaque jour, hier Maxime a trouvé une petite bande de copains pour faire la course dans le village. Ils étaient 6 ou 7 à courir depuis l’école, entre les cases, pour finir sur la plage à construire un pont de bois. Zoé revisite le Haka Néozélandais sur la plage face aux vagues… Elle en a fait une spécialité, et apprécie particulièrement les fins de journée.
Patricia est passée maître dans l’art du pain et commence à soigner aussi ses manœuvres sur Zorba mais ne daigne pas hisser la grand voile… 
Pour ma part, j’ai retrouvé mes 20 ans, perdus les bourrelets qui allaient si bien avec la chaise de bureau. Il faut dire que Zorba nous réserve un peu d’effort physique, chaque jour, intensément (hisser la GV, hisser l’annexe sur les bossoirs, monter/descendre les dérives,…). Heureusement, l’ancre remonte grâce au guindeau… électrique!
On vous transmettra quelques nouvelles via mail le temps de retrouver la civilisation. N’hésitez pas à nous écrire via le blog. Prenez soins de vous, profitez bien du soleil quand vous le voyez!

Patricia, Olivier, Maxime et Zoé

Lire...


13°42.73’S 47°54.10’E
Ici c’est ailleurs… il y a longtemps.

Lire...


13°36.15’S 47°49.55’E
La grande et la petite Iranja sont reliées par une langue de sable. Le mouillage est rouleur, nous nous réveillons donc tôt et débarquons rapidement pour découvrir les lieux.

Lire...